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Avec l’évolution du climat, la gestion intelligente de l’eau ne peut plus être facultative !

13Fév2021

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Quel temps en 2100 ?

Selon un rapport de Météo France, la fin du siècle sera beaucoup plus chaude avec une augmentation moyenne des températures qui pourra atteindre 3.9°c par rapport aux années 2000-2010.

Même en cas de limitation de nos émissions dès maintenant (on peut rêver) la température devrait augmenter de 2,2°c.

Cette évolution climatique, qui sera diversement ressentie (les régions de l’Ouest et du Nord devraient être moins impactées), se traduira par des canicules de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses. Les nuits tropicales ne seront plus exceptionnelles à la différence de la neige. Concernant les pluies, le volume annuel de précipitations devrait augmenter mais cette évolution cache de grandes diversités saisonnières avec une augmentation des pluies en période hivernale et une raréfaction des épisodes pluvieux estivaux.

Impact de la sécheresse en Australie

La nécessité d’une gestion
des eaux de pluie.

Ces nouvelles données nous confortent sur la nécessité de transformer l’eau de pluie en ressource. Que ce soit pour lutter contre les risques accrus d’inondation en hiver ou pour combattre la sécheresse estivale, il est important que nous :

  • Désimperméabilisions les villes pour favoriser l’infiltration des eaux de pluies et la recharge des nappes phréatiques.
  • Végétalisions les villes pour créer des îlots de fraicheur en plus de favoriser la biodiversité.
  • Valorisions les eaux de pluie afin d’alimenter naturellement les espaces verts cités ci-dessus ou pour d’autres usages comme l’alimentation des WC ou le nettoyage de véhicules.

La complémentarité des solutions
pour une grande efficacité.

Les différentes solutions évoquées ci-dessus ne sont pas concurrentes mais bien complémentaires. Aucune solution ne peut prétendre régler les problématiques liées à la gestion de l’eau car les attentes sont très différentes d’une région à une autre – épisodes cévenols à Montpellier contre crachin breton à Rennes (peut-être un peu caricatural), d’une ville à une autre – La densité du quartier de la défense n’autorise pas les mêmes solutions que dans un écoquartier.

Quelques exemples de la complémentarité
des solutions de gestion des eaux à la parcelle.

Dans le cas de la restructuration d’un immeuble de bureaux Haussmannien en plein centre de la capitale, la végétalisation des toitures ne sera pas possible (bâtiment classé). En revanche, la mise en place au sol de revêtements perméables (pavé enherbé, béton poreux, …) est une solution pour abattre les petites pluies. La mise en place d’une unité de valorisation des eaux de pluie afin d’alimenter les sanitaires des employés, pourra en plus de protéger la ressource en eau, augmenter la hauteur de la lame abattue lors de chaque épisode pluvieux.

Dans le cadre d’une restructuration d’une ancienne friche industrielle en écoquartier, les végétaux seront la première solution permettant de gérer les eaux pluviales. En complément des toitures terrasses végétalisées, des espaces verts en pleine terre seront dessinés afin de favoriser l’infiltration des eaux. Ces espaces seront conçus de façon à collecter et tamponner les pluies même en période d’orage. La noue, technique simple basée sur la nature, est une des solutions les plus efficaces pour gérer les eaux à la parcelle. Les revêtements de sols perméables seront favorisés ainsi que des ouvrages permettant la collecte des eaux de pluie avant une restitution (via des mèches) au grès de leurs besoins aux différents végétaux situés en périphérie de ces ouvrages.

La gestion des eaux pluviales doit s’inscrire dans un cadre plus général de la préservation de la ressource en eau

En plus de gérer les eaux pluviales, il faudra aussi dans les années à venir prendre en compte le potentiel offert par les eaux non conventionnelles (eau de pluie, eaux grises, eaux usées traitées). Ce sont autant de solutions nous permettant de protéger la ressource en eau tout en permettant aux villes de faire vivre leurs espaces verts lors d’épisodes de sécheresse. Nous pourrons demain alimenter en eaux grises traitées les toitures végétalisées ou les noues de notre écoquartier ce qui permettra de continuer à rafraîchir la ville sans aggraver la pression sur les nappes phréatiques.

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